Comment composer avec la maternité en milieu de travail
Découvrez comment composer avec la maternité en milieu de travail grâce aux conseils éclairés d’une praticienne d’Inkblot.

Écrit par Mackenzie Patterson

Publié le mars 7, 2022

Dans les dernières décennies, les femmes ont fait des progrès incroyables sur le marché du travail. En 2019, les femmes représentaient près de la moitié (47 %) de la main-d’œuvre canadienne, contre seulement 37 % en 1976, selon un rapport réalisé par Catalyst..

Cependant, de nombreux obstacles continuent d’empêcher les femmes d’atteindre une véritable égalité en milieu de travail. Les femmes qui choisissent d’avoir des enfants sont fortement désavantagées par rapport aux hommes en milieu de travail, ce qui, en fin de compte, contribue à l’inégalité entre les sexes qui règne encore aujourd’hui dans la société. En fait, selon le New York Times , les femmes voient leur salaire diminuer de 4 % chaque fois qu’elles ont un enfant, alors que les hommes obtiennent une augmentation de 6 %. Dans cet article, nous explorerons quelques-uns des problèmes et des obstacles auxquels les mères se heurtent actuellement en milieu de travail. Nous discuterons également de certaines solutions possibles et des mesures que les employeurs peuvent prendre pour mieux soutenir les mères au travail..

This article will explore some of the current issues, and barriers mothers face in the workplace. We will also outline some potential solutions for these challenges and steps employers can take to support mothers at work better.

Obstacles courants que les mères doivent affronter en milieu de travail 

Les femmes se heurtent déjà à plusieurs obstacles en milieu de travail, mais la maternité ajoute encore d’autres défis à la liste. Par exemple, selon l’American Association of University Women, les femmes sont 40 % plus susceptibles que les hommes d’affirmer que des problèmes relatifs à la garde de leurs enfants ont nui à leur carrière. 

En raison de ce que l’on appelle la «pénalité liée à la maternité», les mères sont désavantagées en matière de salaire, d’avantages sociaux et de compétence perçue au travail. Cette pénalité peut avoir pour conséquence de priver les femmes de promotions ou de possibilités, ce qui, en fin de compte, exacerbe le problème de l’inégalité entre les sexes sur le marché du travail.

La pandémie n’a fait qu’aggraver ces problèmes, car les mères ont eu du mal à trouver des solutions pour faire garder leurs enfants dans un contexte de restrictions. Un récent rapport de l’Institute of Labour Economics (IZA) a révélé que les écarts entre les hommes et les femmes dans le ratio emploi-population s’étaient creusés en 2020 en raison de la pandémie. 

En outre, une étude de RBC a révélé que plus de 20 000 femmes ont quitté la population active de février à octobre 2020. Ce qui peut être plus problématique, c’est que les femmes sont généralement plus nombreuses à travailler dans les secteurs les plus durement touchés par la pandémie, selon cette étude. 

Kate McGoey-Smith, thérapeute et travailleuse sociale clinicienne sur la plateforme Inkblot, reconnaît que les mères font face à plusieurs obstacles supplémentaires au travail par rapport aux pères. Pour commencer, elle a noté que les mères sont 28 % plus susceptibles de souffrir d’épuisement professionnel que les hommes et que près de 10 millions de mères qui travaillent aux États-Unis ont affirmé s’être senties épuisées en 2020.

« Plusieurs problèmes auxquels les mères se heurtent ont trait à la conciliation travail-vie de famille, dit-elle. Parfois, leur dévouement au travail est remis en question, par exemple si l’un de leurs enfants tombe malade et qu’elles doivent prendre des congés supplémentaires. De nombreuses mères qui travaillent ont l’impression que leurs collègues les jugent, voire qu’elles ne sont pas prises en compte pour des promotions, et qu’il leur est parfois impossible de trouver du temps pour elles-mêmes. »

Comment déterminer et communiquer vos besoins au travail 

Si certaines femmes peuvent se permettre financièrement de faire garder leurs enfants, beaucoup n’ont pas accès à ce type de soutien. Les mères doivent donc souvent adapter leurs horaires pour s’occuper de leurs enfants, ce qui oblige les employeurs à adopter une approche plus souple. Pour de nombreuses mères qui travaillent, c’est là qu’intervient le sentiment de culpabilité. 

Mme McGoey-Smith note que nous avons 60 000 pensées par jour, et que 80 % d’entre elles sont généralement négatives. Cependant, elle affirme qu’il est important de dépasser ces pensées et ces émotions négatives pour se concentrer sur la résolution efficace des problèmes.

« Même si nous avons des craintes, nous devons réfléchir à nos besoins et être capables de les exprimer à notre supérieur tout en faisant preuve de compétence, affirme-t-elle. Par exemple, le fait de souligner un problème à votre supérieur peut le faire se sentir nerveux, sur la défensive ou coincé. Mais si vous lui présentez une solution éventuelle, il sera généralement plus disposé à essayer de le résoudre avec vous ou à s’engager dans une négociation. » 

Ce que les organisations et les dirigeants doivent savoir pour soutenir les mères en milieu de travail 

Afin de combler les écarts causés par l’inégalité entre les sexes au travail et de mieux soutenir les mères en milieu de travail, Mme McGoey-Smith affirme que les employeurs doivent reconnaître que les employés ont des besoins différents et qu’il n’existe pas d’approche unique.

« Les employeurs doivent répondre aux besoins individuels de leurs employés, affirme-t-elle. Par exemple, si j’ai trois enfants et qu’un d’entre eux a besoin d’une paire de bottes, je ne vais pas aller acheter trois nouvelles paires de bottes pour chacun d’entre eux. Il s’agit de comprendre que les employés ont des besoins différents à des moments différents. »

Mme McGoey-Smith note que si chaque employé se sent écouté et soutenu en milieu de travail, l’ensemble de l’équipe finira par être plus productive. Les employeurs qui encouragent leurs employés à prendre régulièrement du temps pour eux et qui montrent l’exemple seront plus susceptibles de créer un espace sûr pour tous au travail.

Surmonter le besoin de perfection

Jongler entre les obligations professionnelles, personnelles et familiales n’est pas une mince affaire. Si vous êtes une mère qui travaille, il est essentiel de vous montrer indulgente envers vous-même et d’éviter l’autocritique. Selon Mme McGoey-Smith, le fait de vivre en accord avec vos valeurs et de rechercher l’équilibre plutôt que la perfection vous aidera à éviter l’épuisement à long terme.

« Nous parlons beaucoup d’équilibre travail-vie personnelle, mais il doit également y avoir un équilibre sur le plan de l’amour, dit-elle. Il peut être tellement plus facile d’aimer les autres que soi-même. Nous connaissons leurs besoins et leurs désirs, mais qu’en est-il des nôtres? Il vaut vraiment la peine de prendre ne serait-ce que 15 minutes par jour pour nous demander ce dont nous avons besoin ou envie, peut-être en prenant un bain moussant ou juste une pause pour nous asseoir, nous détendre et écouter de la musique. »

Trouvez les soins qui vous conviennent avec le soutien d’Espacelle

Être une mère qui travaille peut souvent exiger de faire passer les besoins des autres avant les vôtres, mais le fait de vous montrer le même amour et attention vous aidera à offrir le meilleur de vous-même. Le programme Espacelle peut vous aider à trouver du soutien, car il vise à éliminer les obstacles que rencontrent les femmes pour accéder à une thérapie, notamment le fait de ne pas savoir comment trouver un thérapeute, les longs délais d’attente, ainsi que les coûts, les inconvénients et le temps passé à se déplacer pour suivre une thérapie traditionnelle en personne.

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Avis de non-responsabilité : Cet article contient des directives ou des conseils qui ne sont pas destinés à l’autodiagnostic ou au traitement. Aucun contenu ne peut se substituer aux conseils directs d’un professionnel qualifié, comme votre médecin ou un professionnel de la santé mentale. N’hésitez pas à demander l’aide d’un professionnel agréé pour les symptômes que vous ressentez.

Si vous êtes en situation de crise et avez besoin d’une aide immédiate, composez le « 911 » ou rendez-vous à la salle des urgences la plus près. Vous pouvez aussi appeler le Service canadien de prévention du suicide au 1 833 456-4566 (en tout temps). Si vous êtes résident du Québec, composez le 1 866 APPELLE (1 866 277-3553).

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